Interview de Mélodie Gagneux, joueuse de la JUP (Jeunesse Unie de Plougonven) depuis 2017 et initiatrice en 2019 de l’opération « Octobre Rose » au sein des clubs amateurs, un mouvement créé pour sensibiliser au dépistage et lutter contre le cancer du sein en collaboration avec notre marque ALKÉ.

Dans quel club joues-tu ?

Depuis 2017 je joue à la Jeunesse Unie Plougonven en Bretagne.

Quand as-tu commencé à jouer au foot ?

J’ai commencé à jouer avec les copains de mon frère dans la rue avant de jouer à l’école avec mes camarades de classe. J’ai voulu intégrer un club mais ça n’a pas été possible… J’ai attendu mes 20 ans pour pouvoir rejoindre une équipe en Lorraine pendant mes études.

Ce que tu ressens quand tu joues ?

Les premières minutes je suis tendue. Mais rapidement je rentre dans le match et je me sens bien, soulagée de jouer!

Ton plus beau souvenir de match ?

En tribune, sans hésitation France – Ukraine en 2013. Il n’y aura jamais mieux comme match, c’est la naissance d’une ambiance au Stade De France.

Sur le terrain c’est la finale d’une compétition inter école d’ingénieurs. Quand on est dans une ces écoles et qu’on joue au foot, c’est notre Champions League ! Plus récemment, j’ai joué mon premier match de Coupe De France le jour de mon anniversaire. Cette compétition c’est tellement mythique, j’étais trop heureuse de pouvoir la jouer, titulaire et de fêter mon anniversaire avec la victoire.

Ta joueuse préférée ?

Eugénie Le Sommer : on ne devient pas meilleure buteuse de l’Équipe de France et attaquante du meilleur club européen pendant si longtemps par hasard.

Plus récemment j’ai découvert Marozsan et je suis carrément en admiration de son jeu de passe.

Et si je dois choisir une dernière joueuse pour la ligne de derrière c’est M’Bock : complète, calme et super communicante sur les réseaux. Elle est l’avenir du foot français !

Ce que tu écoutes comme musique pour te motiver ?

En feu de Soprano.

La femme qui t’inspire le plus ?

Jane Goodall : elle est partie seule en Afrique observer les chimpanzés, sans diplôme, simplement poussée par sa passion et sa curiosité. Son parcours a guidé le mien, à suivre ma propre voie, mes idées, sans tenir compte des discours limitants. Elle est un exemple de persévérance et qu’être une femme n’est pas un frein à la réussite.

Quel est ton rêve ?

Voir des stades avec 10 000 supporters pour les matchs de D1 Féminine chaque week-end comme c’est aujourd’hui le cas en Angleterre. Ça promettrait de magnifiques choses pour le foot amateur et pro en France.